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La COP21 : kezako ?

mercredi 15 juillet 2015, par Jean-Christophe Duflanc

La France présidera la 21ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015(COP21/CMP11). Cette échéance est cruciale : elle doit aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C.

Changement climatique et activité humaine

Les conclusions des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont largement démontré que l’intensification du dérèglement climatique due à l’activité humaine était une certitude et que le scénario de l’inaction aurait des conséquences catastrophiques. Le rapport 2014 du Programme des Nations unies pour le développement alerte déjà sur le ralentissement du développement humain en partie lié au dérèglement climatique et ses effets, notamment à l’augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles. La transformation de nos économies et de nos sociétés pour un monde décarboné est aujourd’hui un impératif : c’est bien de l’avenir de l’humanité dont il est question.

La COP21

La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (aussi appelée COP21 pour 21ème Conférence des Parties), qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, sera l’une des plus grandes conférences internationales organisées sur le territoire français. Elle doit aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C.

La COP est l’organe majeur de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 à l’issue du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, Brésil. Cette dernière a été mise en place afin de comprendre et trouver des solutions au problème du changement climatique.

L’édition française est plus médiatisée que les précédentes, notamment parce qu’elle se déroulera dans l’Hexagone. La COP21 se tiendra sur le site de Paris-Le Bourget (93) du 30 novembre au 11 décembre. S’y rassembleront : 195 pays signataires de la CCNUCC, des ONG, des entreprises et des groupements de scientifiques.

file_download COP21/CMP11 vidéo officielle (sous-titre Français)

La responsabilité de la France est double :

  • Accueillir, pendant deux semaines, dans les meilleures conditions, les 20 000 délégués et observateurs attendus sous les auspices des Nations unies
  • Assurer un rôle de facilitateur auprès de toutes les parties prenantes de la négociation, pour rapprocher les points de vue et permettre l’adoption d’un accord par consensus.

Cette conférence doit marquer une étape décisive dans la négociation du futur accord international qui entrera en vigueur en 2020, en adoptant ses grandes lignes, avec comme objectif que tous les pays, dont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre - pays développés comme pays en développement – soient engagés pour la première fois par un accord universel sur le climat.

La France souhaite un accord applicable à tous, respectant le principe de différenciation (tous les pays ne sont pas également responsables du dérèglement du climat).

Les enjeux expliqués en 3 minutes

file_download Changements climatiques : quels enjeux pour la COP 21 ? - YouTube
Source : Fondation Nicolas Hulot

Utilité de cette conférence

Les résultats sont incertains. Ainsi, le 11 décembre 1997, la troisième Conférence des parties (COP3) a donné naissance au Protocole de Kyoto. Avec cet accord, les pays industrialisés se sont engagés à réduire leur émission de gaz à effet de serre de 5 %, entre 2008 et 2012. Cet accord est considéré comme un succès important. Toutefois, aucun objectif chiffré concret n’a été fixé lorsque ce protocole a été prolongé fin 2012. De même, en 2009, la COP15 de Copenhague n’a pas débouché sur de nouveaux engagements quantitatifs.

Quel est l’objectif cette année ?

Pour les représentants de 195 pays l’objectif est simple : trouver un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique par rapport à l’ère préindustrielle. Le dernier rapport du GIEC (Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), publié en novembre, est très alarmiste. Il prévoit une hausse des températures de 0,3 à 4,8°C d’ici 2100. Ce sommet est donc considéré comme celui de la dernière chance : il doit permettre de fixer, sur le papier, des objectifs contraignants pour limiter l’impact de l’homme sur l’environnement.

Un accord est-il envisageable ?

D’après le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le contexte est favorable à la conclusion d’un accord sur le climat. Mais il admet aussi que la tâche ne sera pas aisée, voire d’une difficulté « extrême ». Un signe d’espoir ? L’engagement nouveau des deux premiers émetteurs de gaz à effet de serre du monde, la Chine et les Etats-Unis. Sur le plan politique, le Président américain Barack Obama et les dirigeants chinois « sont très engagés dans la lutte contre le dérèglement climatique », relève Laurent Fabius.

Comprendre la COP21 en 7 questions

Un article sur le site "le Monde - les clés de demain"